Que l'on pense que le haute école est le summum de l'art équestre ou que l'on soit de ce courant de pensée qui la trouve si artificielle qu'elle en devient inutile, ceci ne change rien au fait que l'interprétation par le cheval de la volonté du cavalier ( et le désir du cheval du cheval de se plier à cette volonté ) frise l'inexplicable. Le cavalier de haute école et sa monture sont aussi proches que possible de l'union parfaite entre un homme et un animal.
Ils ne se montrent pas pour la gloire ou l'appât du gain comme le fait l'Arabe et sa jument guerrière, le joueur de polo ou le jockey ; le cheval et l'homme consacrent leur vie entière à perfectionner ce qu'ils considèrent comme un art à part entière, pour l'amour de cet art.
Besse sur Issole
14 août 2005
Texte : Carl Raswan
Drinkers of the wind
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